L'olivette kabyle est atteinte de sénilité précoce. Certes, la longévité de l'olivier peut être considérée comme pratiquement indéfinie, mais, après un siècle, les récoltes ne peuvent -plus payer de frais d'entretien normaux. A plus forte raison, on ne peut espérer grand-chose d'arbres vieillis prématurément, qui ne reçoivent que des - soins culturaux 'médiocres, pas de façons aratoires, pas de fumures, pas de taille, -qui sont placés dans des conditions de sol souvent médiocres et se trouvent très rapprochés les uns des autres, à une 'densité de beaucoup très Supérieure aux possibilités du milieu.
L' Olivier d'Ith Yaala
- Dans de nombreuses régions de Kabylie, l'olive tend à devenir plutôt un " produit de cueillette " qu'une denrée culturale.
On pouvait espérer que la rareté des corps gras et les cours très alléchants auraient une action "favorable sur notre production oléicole. Malheureusement, par suite des 'difficultés de transport, nées de la guerre et des mauvaises récoltes, les Kabyles -se sont vus contraints à produire à tout prix les céréales dont ils avaient besoin. Aussi, à la concurrence que se font les oliviers entre eux est venue s'ajouter celle des cultures sous-jacentes, et les chutes de fruits ont pris une "ampleur accrue. 2°) Abandon de la culture par les meilleurs 'éléments ouvriers . = L'histoire de la création des olivettes kabyles va nous fournir une explication de cette inquiétante évolution. C'est par une sorte de vocation forcée que le pays s'est transformé en une grande olivette. Réfugiés -dans leurs montagnes, comme dans une forteresse naturelle, se refusant à toute soumission aux,-conquérants, le peuple kabyle s'est trouvé dans l'obligation de vivre en autarcie et de "tirer d'un sol ingrat le seul ,parti possible : la culture d'arbres fruitiers rustiques, capables de s'accrocher à des pentes abruptes.
Aucune autre espèce végétale, en dehors des deux arbres kabyles : figuier et olivier, ne pouvait, dans des conditions dé terrain aussi précaire, procurer régulièrement une somme d'unités nutritives -aussi grande. Ce sont donc des raisons de sécurité qui ont présidé à la création des olivettes -kabyles. Aujourd'hui, ces raisons ont disparu, mais -les arbres demeurent. Les nouvelles :générations, attirées par les salaires élevés qu'on leur offre un peu partout, délaissent un travail pénible et qui paye d'autant moins que le perfectionnement des moyens de communication facilite davantage la pénétration des produits concurrents.
Toutes les parcelles de culture difficile, à rendements réduits, sont abandonnées car leur rentabilité n'est plus en rapport avec le niveau de vie actuel.
Ce qui se passe en Kabylie est sans doute moins prononcé dans les autres régions, mais, là aussi, on constate une évolution inquiétante.
Il n'est pas douteux que lorsque les courants commerciaux habituels reprendront, la baisse de valeur de l'huile risquera de porter un coup sérieux à nos olivettes dont la productivité ne correspondra plus au nouveau standard de vie.
Et c'est ainsi que se pose une très grave question pour l'économie algérienne.
HUILE D'OLIVE OU HUILE DE GRAINES
Ce n'est pas la simple comparaison des prix qui peut permettre de résoudre le problème. Il ne suffit pas, en effet, de vouloir acheter, encore faut-il disposer de moyens de paiement. Or, le souci de l'équilibre de la balance du commerce extérieur de notre pays va nous amener à faire un choix parmi les produits importés. Il est évident que nous ferons passer en priorité ceux dont nous ne pouvons pas nous passer et qu'il n'est pas possible d'obtenir sur place.
Si nous descendons jusqu'à l'échelon individu, nous constatons que de nombreux habitants de l'Algérie ne disposent pas de moyens de paiement qui leur permettraient d'acheter clans le commerce.
Si l'on ne peut acheter, il ne reste qu'une solution pour vivre : produire.
L'Algérie et les Algériens ne disposent pas de ressources assez variées et étendues pour pouvoir se passer de leur production d'huile d'olive. Bien mieux, un accroissement démographique accéléré les engage à étendre leurs plantations, car il entraînerait rapidement une diminution du niveau de vie auquel deux remèdes peuvent être opposés : l'expatriation ou l'augmentation des ressources vivrières locales. On sait combien le premier de ces remèdes est de réalisation délicate, aussi est-il sage de ne pas négliger le second.
AVENIR DE LA CULTURE DE L'OLIVIER A ITH YAALA
L'extension clé de la culture de l'olivier, aussi souhaitable qu'elle soit, ne peut être être envisagée sans certaines précautions. S'il paraît chimérique d'entamer une lutte directe avec l'huile de graines, du moins devons-nous chercher à limiter l'écart qui sépare les prix de revien. En outre, l'olivier doit s'ajouter à nos richesses agricoles existantes, et non se substituerà elles, même si cela paraissait " à priori ", c'est-à-dire d'un point de vue étroitement financier, avantageux. Nous devons chercher à tirer parti de la rusticité l'arbre, de sa faculté d'adaptation aux climats secs, pour lui faire occuper des terrains où les plantes annuelles ne donneraient que des résultats médiocres. Sur un sol rendu trop exigu par l'accroissement des populations, nous devons, après avoir exploité à fond toutes les bonnes terres avec nos cultures les plus exigeantes, mettre en valeur par l'arbre les parcelles qui ne conviennent qu'à cette spéculation. Cela ne veut pas dire que l'olivier peut être installé sur des sols quelconques. Pour s'assurer des rendements acceptables tout en réduisant les frais de culture, il faudra choisir les terrains plats, légers et profonds, qui facilitent les travaux tout en permettant l'emmagasinement et la conservation de l'eau.
Aziz B
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Le figuier commun, Ficus carica, est un arbre fruitier exploité en Afrique du Nord depuis la plus haute antiquité.
A l'instar de l'Olivier (Olea europea), le figuier est une espèce emblématique de la Méditerranée mais dont l'aire de culture s'étend dans toutes les régions à hiver doux et ensoleillé. En Algérie le figuier s'étend du littoral jusqu'à plus de 1000 mètres d'altitude.
Au plan botanique, les figuiers se classent selon trois catégories (Types):
- Les caprifiguiers («Dokkars»), appelés aussi figuiers mâles, qui présentent des fruits impropres à la consommation mais qui sont utilisés pour la fécondation de la plupart des figues comestibles.
- Les figues de type Smyrna . Celles-ci n'atteignent leur pleine maturité qu'à la suite de la pollinisation des fleurs (Fécondation).
- Les figues de type commun qui se développent généralement par parthenocarpie.
1 - Panorama de la biodiversité de la Figueraie algérienne.
Les variétés algériennes ont été décrites par plusieurs auteurs et botanistes à l'instar de MAURI (1939, 1942), MANN (1939, 1942), TRABUT (1904) et MAZIERES (1920)[1].
Selon un recensement établi par l'Institut Technique de l'arboriculture fruitière (ITAF, Algérie), il existe 37 variétés de figues en Algérie. La monographie réalisée en 1955 par IRA. J CONDIT a recensé pas moins de 43 variétés[2] dont 17 caprifiguiers et 26 variétés comestibles.
1.1 Variétés de type caprifiguier (17 variétés).
L'Algérie dispose de 17 variétés de type caprifiguier que l'on peut différencier selon la couleur de la peau et de la pulpe.
Caprifiguier (Adoukar) à pulpe violette et peau verte (7 variétés)
Taamriout : de couleur verte et de pulpe blanche
El-Ghoudani : de couleur noire, de pulpe blanche tres sucrée
Adjaaffar : de couleur violette
El-hanout :
Tit N'Tsekourt («Yeux de perdrix»).
Et aussi deux autres variétés appellées Bakour:
- Amellal ( Blanc )
- Abekane ( Noir )
qui produisent deux récoltes par an : l'une au printemps et l'autre en automne
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Les Figues d'Ith Yaala
Le figuier commun, Ficus carica, est un arbre fruitier exploité en Afrique du Nord depuis la plus haute antiquité.
A l'instar de l'Olivier (Olea europea), le figuier est une espèce emblématique de la Méditerranée mais dont l'aire de culture s'étend dans toutes les régions à hiver doux et ensoleillé. En Algérie le figuier s'étend du littoral jusqu'à plus de 1000 mètres d'altitude.
Au plan botanique, les figuiers se classent selon trois catégories (Types):
- Les caprifiguiers («Dokkars»), appelés aussi figuiers mâles, qui présentent des fruits impropres à la consommation mais qui sont utilisés pour la fécondation de la plupart des figues comestibles.
- Les figues de type Smyrna . Celles-ci n'atteignent leur pleine maturité qu'à la suite de la pollinisation des fleurs (Fécondation).
- Les figues de type commun qui se développent généralement par parthenocarpie.
1 - Panorama de la biodiversité de la Figueraie algérienne.
Les variétés algériennes ont été décrites par plusieurs auteurs et botanistes à l'instar de MAURI (1939, 1942), MANN (1939, 1942), TRABUT (1904) et MAZIERES (1920)[1].
Selon un recensement établi par l'Institut Technique de l'arboriculture fruitière (ITAF, Algérie), il existe 37 variétés de figues en Algérie. La monographie réalisée en 1955 par IRA. J CONDIT a recensé pas moins de 43 variétés[2] dont 17 caprifiguiers et 26 variétés comestibles.
1.1 Variétés de type caprifiguier (17 variétés).
L'Algérie dispose de 17 variétés de type caprifiguier que l'on peut différencier selon la couleur de la peau et de la pulpe.
Caprifiguier (Adoukar) à pulpe violette et peau verte (7 variétés)
Taamriout : de couleur verte et de pulpe blanche
El-Ghoudani : de couleur noire, de pulpe blanche tres sucrée
Adjaaffar : de couleur violette
El-hanout :
Tit N'Tsekourt («Yeux de perdrix»).
Et aussi deux autres variétés appellées Bakour:
- Amellal ( Blanc )
- Abekane ( Noir )
qui produisent deux récoltes par an : l'une au printemps et l'autre en automne
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ce qu'ILs en pensent
A vous la parole !
“ AMANDIER”
Liste d'amandiers anciens et courant encore commercialises / Antique almond tree
(* varietes anciennes ou de collections, (R) marque deposee ou protege)
L'amandier viendrai d'Iran, il est cultive en france depuis le XVI siecle
L'amandier est le premier arbre fruitier a fleurir a la fin de l'hiver, une periode ou il gele encore le matin
Si vous plantez en region froide, la fleur craignant le gel, choisissez une variete a floraison tardive.
Certaines varietes necessitent un pollinisateur, l'amandier fleurissant a une epoque ou il y a peu d'insectes, positionnez bien vos arbres en fonction du vent.
Maturite d'aout a octobre, production 2 a 5 kg par arbre
Le plus gros producteur est la Californie (a peu pres 50% de la production mondiale)
Dans le langage des fleurs, l'amandier est le symbole de l'imprudence car fleurissant des fin janvier, il est souvent atteint par les froids tardifs qui detruisent ses fleurs.
Pour les professionnels :
L'INRA a creer plusieurs varietes tres productives a bonnes qualites gustative (Ferraduel, Ferragnes, Lauranne)